Consultation publique à Outremont: paix ou intolérance?

A sukka at the U.S. Embassy in Tel AvivAvec sa verve habile et populiste habituelle, le souriant Pierre Lacerte, appelle les lecteurs de ses blogues (dont celui-ci) à se mobiliser en vue de la consultation publique du 29 octobre qui doit modifier le règlement de zonage concernant l’installation provisoire des soukkas. Ces cabanes éphémères à caractère religieux sont érigées chaque années dans le quartier pendant la fête de Soukkot. J’ai pris l’initiative de soumettre le commentaire qui suit et j’appelle tous les outremontois(es) et montréalais opposés à la posture intolérante de M. Lacerte d’y aller de leurs propres commentaires.


Monsieur Lacerte (c’est quand même moins méprisant que « Pollack »!), tu es un très bon rédacteur, certes, mais surtout un incorrigible sophiste qui met son talent au service d’une cause des plus douteuses.

  1. Tu ne montres ici que des photos de soukkas soigneusement choisies. Tu n’as pas photographié celle de mon voisin ni bien d’autres jolis assemblages du quartier, ni celles que l’on trouve à Jérusalem ou Paris.
  2. Personne (pas même Mindy Pollack!) ne t’en voudrait de proposer des règlements raisonnables écartant les risques pour la collectivité ou la dégradation de l’environnement. Mais le seul incident que tu aies trouvé pour stigmatiser l’horrible danger créé par les soukkas, c’est un incendie qui s’est produit en face de chez moi, en janvier dernier, provoqué par (?) une chandelle à l’intérieur de la maison. Ceci écrit au conditionnel (pratiques-tu le journalisme-trottoir ou de caniveau?) et n’ayant rien à voir, bien sûr, avec la fête de Soukkot.

Il me semble qu’un travail fondé sur la raison plutôt que sur la haine t’aurait amené à parler de cet autre incendie qui a eu lieu à Montréal l’an dernier: « Les arbres naturels, il faut les tenir bien imbibés » afin d’éviter ce genre de catastrophe, affirmait le chef des pompiers. Vaudrait-il mieux opter pour des sapins (je te cite) « de style-lego faits en plastique, plus légers, plus faciles à assembler, imputrescibles, donc réutilisables ad vitam aeternam »? Pas un athée, pas un chrétien, de nos jours, n’acheterait quelque chose d’aussi affreux, n’est-ce pas? 🙂

Toi seul, donc, sait ce qui est beau ou laid. Pas facile à suivre, madame Pollack? Tes raisonnements ethnocentriques, intolérants et populistes sont, c’est vrai, beaucoup plus faciles à décrypter.

J’aurais pourtant aimé que tu t’intéresses à la question posée par ma conjointe lors du dernier conseil d’arrondissement (elle demandait où se situe le préjudice, quel est le tort réel causé par les soukkas) ou que tu rappelles, comme je l’ai fait, qu’il n’y a aucun règlement, à ce sujet, dans l’arrondissement du Plateau Mont-Royal et qu’à Notre-Dame-de-Grâces-Côtes-des-Neiges, les soukkas sont acceptées jusqu’à 7 jours avant et après la fête (source: PDF), soit pendant 24 jours, comme le propose madame Pollack.

Rappelons le contexte de cette consultation. Mindy Pollack ne s’est pas « montrée très revendicatrice en déposant un avis de motion », elle l’a fait pour régler le problème posé à l’administration municipale par l’impossibilité de faire appliquer l’ancien règlement (« 15 jours », mais sans dates précises). Elle a donc déposé une motion de bon sens, reprenant l’usage de Côtes-des-neiges plutôt que celui du Plateau, et en s’assurant qu’il était acceptable pour la communauté concernée. Ce qui apparaît nettement dans les témoignages entendus ce soir-là.

L’adoption de cette motion, je crois, aurait garanti un large consensus et nous aurait épargné une nouvelle escarmouche. Par contraste, la prémisse « réglementariste » proposée par madame Forget et adoptée (« 3 jours avant, 3 jours après » = on ne lâche rien!) apparaît à mes yeux extrêmement mesquine. C’est une nouvelle gifle qu’elle assène à la communauté hassidique, peut-être dans l’espoir de la voir disparaître sous les trottoirs ou déménager vers d’autres cieux.

Tu peux compter sur moi et, j’espère, sur d’autres résidents non hassidiques de l’arrondissement pour dénoncer cette nouvelle poussée d’intolérance qui n’ose pas dire son nom. Si jamais elle l’emporte le 29 octobre prochain, ce qui est bien possible, il faudra se faire à l’idée qu’Outremont est l’arrondissement le plus intolérant de la Ville. Est-ce cela que tu souhaites, M. Lacerte, et ce pour quoi tu vas encore venir sonner à nos portes lors des prochaines élections?

13 réflexions au sujet de « Consultation publique à Outremont: paix ou intolérance? »

  1. Bonjour, merci pour se « contre argumentaire » à la position de monsieur Lacerte. Une précision s’impose : la proposition originale de revoir la règlement existant (15 jours pour la période de la Fête de la Sukkot) n’est pas une initiative de la conseillère Mindy Pollak, mais bel et bien celle de l’administration de l’arrondissement, et ce, afin de mieux gérer l’installation et le démontage des sukkas.

    1. @ Philippe Tomlinson: Philippe, je comprends que c’est l’administration de l’arrondissement qui a proposé d’être plus précis quant aux nombre de jours pendant lesquels une cabane peut demeurer sur un balcon ou sur un terrain. Jusqu’à maintenant, le règlement parlait de 15 jours, sans mentionner à partir de quand et jusqu’à quand. La modification proposée par le conseil est de dire que les cabanes peuvent être installées trois jours avant le début de la fête et être démantelée trois jours après la fin de la fête. En tout, cela ferait toujours 15 jours, mais sans aucune ambiguïté. C’est Projet Montréal, appuyant sa conseillère Pollak, qui préconise d’étendre à 24 jours la tolérance de ces cabanes dénuées d’un iota d’esthétisme, par le conseil d’arrondissement.

      1. Je corrige une petite erreur de frappe:

        C’est Projet Montréal, appuyant sa conseillère Pollak, qui préconise d’étendre à 24 jours la tolérance de ces cabanes dénuées d’un iota d’esthétisme, pas le conseil d’arrondissement.

  2. Christian, pour répondre aux deux interrogations que tu soulèves, je te dirai ceci :

    1) je te défie de me montrer des cabanes qui soient, selon tes termes, de « jolis assemblages» dans le quartier. Je ne vois pas en quoi celle de ton voisin que tu nous soumets soit l’illustration de ce que tu qualifies d’une «[fascinante] ingéniosité à garder inscrite dans le présent de notre monde à la dérive cette tradition millénaire». Ton romantisme apocalyptique et ténébreux m’éblouit. Vas-tu m’affirmer sans rire que la souccah de l’oratoire Fleischman, à Paris, que tu nous présentes n’a pas été soigneusement choisie?

    2) Tu m’accuses (encore!) d’avoir fait croire aux lecteurs que les incendies causés par des chandelles sur Hutchison et Durocher avaient pris naissance dans des souccot. Tu comprends bien ce que tu veux. Ouvre grand tes yeux et répète après moi ce que j’ai textuellement écrit : «Ces dernières années, des incendies causés par des feux de chandelles ont détruit quelques appartements de la communauté sur les rues Hutchison et Durocher. Aussi, des gens craignent que les souccot puissent représenter un risque supplémentaire.». Comprends-tu? Souccot = risque supplémentaire. Point à la ligne. En plus, si tu avais cliqué sur l’hyperlien inséré dans la phrase, tu serais tombé sur le rapport du service de Sécurité Incendie de Montréal qui indique noir sur jaune que le feu a pris naissance dans la SALLE À MANGER de tes voisins d’en face. Si tu veux, j’ai des photos d’une situation similaire sur Durocher.

    En ce qui concerne la question posée par ta conjointe lors du dernier conseil sur le tort réel causé par les cabanes, ma chronique y répond clairement.

    Par ailleurs, je te souligne qu’IL N’A JAMAIS ÉTÉ QUESTION D’INTERDIRE LES SOUCCOT. Qu’un autre arrondissement choisisse de ne pas réglementer un usage ou un autre sur son territoire, c’est tout à fait son droit. Pour ton information, l’une des raisons d’être des arrondissements à Montréal est justement de laisser à chacun la latitude de réglementer (ou non) les activités à sa guise.

    Je terminerai en reprenant ce commandement du lévitique que tu as repiqué sur Wikipédia. Il est dit : «Vous demeurerez dans des souccot durant sept jours ». Je rajouterai que ce commandement doit s’appliquer dès le début de la fête, c’est-à-dire dès sa première minute. Pour t’aider à comprendre, cela signifie que la cabane n’est nécessaire que pour les sept premiers jours de la fête. Je ne comprends pas alors qu’on tente d’étirer l’élastique réglementaire à 24 jours.

    Quant à tes calomnies grossières et diffamatoires à mon endroit et à l’endroit de la conseillère Forget (Woups! S’cuse, Christian, j’ai pas dit Madame Céline Forget!), profite de ta petite jouissance malicieuse. Ça détonne un peu avec ton image d’apôtre de l’Amour infini, mais bon…

  3. Christian, j’oubliais ceci:

    Tu trouves que je suis méprisant pour Mindy Pollak parce que je l’appelle tantôt par son nom complet, tantôt par son simple nom de famille sur mon blogue? Cette pratique n’est pourtant pas rare dans nos quotidiens. Cela s’est même fait en parlant de moi, de Mindy Pollak, de Sydney Pfeiffer, de l’ex-maire Harbour et ses acolytes Patenaude et Mailhot (voir les hyperliens au bas de mon commentaire).

    Tu m’épargneras aussi tes accusations de « sophiste » quand, dans la même phrase, tu t’y adonnes aussi allègrement que gauchement en affirmant que je mets « mon talent au service d’une cause des plus douteuses ». Je ne sais pas ce qu’il te faut. Cinq juges m’ont donné raison sur toute la ligne. Serais-tu le seul à savoir ce qui est juste ou discriminatoire?

    Voici les quatre hyperliens sur lesquels j’attire ton attention:

    http://www.canada.com/story.html?id=f41ae21e-9311-4d24-94c9-2b48b50da82e
    http://blogs.montrealgazette.com/2013/10/25/who-is-the-first-hasidic-woman-to-run-for-office-in-montreal/
    http://fr.canoe.ca/infos/societe/archives/2007/04/20070412-081203.html
    http://www.lapresse.ca/actualites/justice-et-affaires-criminelles/201004/26/01-4274365-escouade-marteau-lancien-maire-doutremont-est-arrete-.php

  4. Puisque Pierre dédouble ses commentaires, je dédoublerai aussi le mien.

    • Pour les photos de soukka du quartier, je te référerai au billet que va bientôt publier Cheskie Weiss sur son blogue bilingue. Outre celle de mon voisin, dont la structure était saine et l’intérieur ravissant, j’en ai vu plusieurs autres qui étaient nettement plus esthétiques que certains hangars de cour arrière ou certains abris Tempo. 🙂
    • « Comprends-tu? Souccot = risque supplémentaire. » Oui, merci, je ne suis pas complètement idiot.

    Pour illustrer par l’absurde mon accusation bien réfléchie de « sophiste », je te répondrai ceci: puisqu’un un feu de salle à dîner en janvier « inquiète » certains résidents du quartier (ni antisémites affirmés ni xénophobes latents, bien sûr), je propose de voter un règlement pour interdisant les feux de foyer à Outremont. J’appuie cette proposition par des exemples très inquiétant des dangers que posent les sapins de Noël, comme cet incendie qui a fait quatre blessés, l’an dernier, à Montréal ou cette statistique citée par Protectron : 400 décès par incendie accidentel au Canada par année, avec une pointe à Noël. Le raisonnement que tu nous proposes est du même acabit.

    Il suffirait pourtant de promouvoir la sécurité auprès des communautés concernées. Pour les sapins de Nöel, on le fait sans ostraciser quiconque ou interdire quoi que ce soit: à Québec, par exemple, ainsi qu’au niveau provincial.

    Cela s’appelle de la communication institutionnelle, mon cher Pierre, et tu serais certainement très bon pour cela si tu arrêtais de te prendre pour Superman en te trompant de cible. La lutte citoyenne à laquelle tu devrais consacrer plus de ta belle énergie de justicier, je pense que c’est celle qui s’oppose aux malversations et aux faits de corruption, peu importe la race, la religion ou l’origine de leurs auteurs.

    Trois remarques complémentaires :

    1. Je ne voudrais pas lancer de polémique inutile, alors puis-je demander fort civilement quelle est l’origine de cette photo publiée ci-haut? Est-elle de ton cru, cher voisin?
    2. À qui crois-tu faire peur en révélant l’identité et la profession de Marie D. Martel, au mépris de toutes les règles fondamentales de droit et d’usage régissant la confidentialité des données privées sur Internet? Si elle avait voulu se cacher, elle n’aurait pas utilisé son nom. Est-ce sa supposée (?) sympathie pour Projet Montréal qui lui vaut de passer sous tes fourches caudines? Quoiqu’il en soit, cette vile attaque ad feminem est un signe supplémentaire, à mes yeux, que ce n’est pas le bien commun qui t’anime, mais bien une indicible pulsion de rejet et d’agression se focalisant sur l’autre, le « différent ».
    3. Certaines photos que tu exhibes plus haut, si elles s’avèrent corroborées par des observateurs indépendants (je n’ai pas vu telles constructions de contreplaqué ces deux dernières années, mais je ne les ai pas cherchées non plus), mériteraient en effet qu’on s’y attarde. Je suis certain qu’il serait envisageable d’examiner pacifiquement ce genre de situations avec la communauté hassidique et de trouver des solutions.

      S’il y a une action à mener à cet égard, je suis partisan d’une approche collaborative plutôt que coercitive. Non, cela ne fait pas de moi un granola peace en love attardé, contrairement à ce que tu sembles croire, mais un bon québécois ouvert sur le monde, à sa diversité et à la recherche de solutions consensuelles, car ce sont celles qui sont les plus agiles, les plus efficaces et qui créent le moins de dommage.

    4. Ce point n’a de toutes manières rien à voir avec la question qui sera soulevée le 29 octobre et à laquelle, j’espère, beaucoup de citoyens modérés d’Outremont auront le courage de répondre dans l’intérêt de la paix sociale et du bien commun.
  5. Christian, heureux homme que tu es de pouvoir profiter des décorations qui se trouvent bien cachées derrière les 2 par 4 et le plywood. Si tu permets, je t’amènerai plutôt du côté d’une grande souccah qui se trouve à un coin de rue de chez toi (angle Bernard et Hutchison). Est-ce un autre exemple de ce que tu qualifies de «jolis assemblages» d’une «[fascinante] ingéniosité à garder inscrite dans le présent de notre monde à la dérive cette tradition millénaire». Elle a été montée il y a quelques jours devant cette synagogue-dortoir-école qui, il y a bien sept ans, s’était installée illégalement et sans permis sur l’emplacement de l’ancien restaurant La Grand-Mère Poule. De toute beauté! Je t’invite à la faire partager à ceux qui te lisent:
    https://drive.google.com/file/d/0B6jtz9R1OsdcNmRnRzl2QXo0NUE/view?usp=sharing

  6. Bonjour,

    Je suis une résidente de l’arrondissement d’Outremont depuis le mois de mai 2014, et jusqu’à ce jour les coutumes de la communauté hassidique me sont complètement nouvelles. Habitant moi-même sur la rue Hutchison, j’ai joint le groupe facebook Les Amis de la rue Hutchison pour en apprendre plus sur la communauté, et je suis tombée sur ce débat. J’aimerais émettre mon opinion sur le sujet en tant qu’observatrice objective.

    Après avoir lu l’entièreté du billet de monsieur Lacerte ainsi que les échanges en commentaire de bas de page, il me semble que les commentaires de monsieur Lacerte s’apparentent plus au plaintes d’un voisin amer et obstiné qu’à l’opinion rationnelle d’un journaliste. (Je tiens à mentionner qu’avant de lire ce billet je n’avais entendu parler ni de M. Lacerte ni de M. Aubry ou de leurs positions respectives.)

    L’argumentaire de monsieur Lacerte, basé sur des préférences personnelles (tels les critères d’esthétisme pour justifier ou non la présence d’ornements religieux) et sur l’hypothèse (lorsqu’il opine qu’une cabane peut être montée « en quelques heures tout au plus », sans en avoir vérifié l’exactitude) démontrent que les motivations de l’auteur relèvent du domaine de l’opinion et non de la raison. Je suis d’accord avec monsieur Aubry sur toute la ligne. La position de monsieur Lacerte repose sur l’intolérance, l’émotion, et oui, le sophisme aussi.

  7. Beside the deceitful way Lacerte posted the photograph of the burnt home, he illegally curated it from another website and removed their watermark w/o giving them any credit. Which is ILLEGAL according to Canadian and International copyright laws.

    He is former journalist! Go talk about the “ignoring the law”, an accusation he constantly slings at Hassidic community. I guess from his perceptive laws exist only to repress Hassidim.

    The photograph he stole from here: http://www.bill613.com/news/hutchison-triplex-burns-down-friday-night-with-photos/

  8. Une version limitée à 4000 caractères de ce dernier commentaire est en attente de modération depuis 11h54, ce matin, sur le blogue de Pierre Lacerte:


    @Pierre, cette conversation tire à sa fin, en effet, car s’il y a un sourd, ici, c’est toi. Inutile d’ouvrir la porte à un dialogue civilisé à propos de l’aspect esthétique de certaines soukkas et de ce que l’on pourrait entreprendre, ensemble, à cet égard. Ce n’est pas « l’accommodement » que tu cherches. Ton sous-domaine n’est que l’un de ces sarcasmes dont tu as le secret.

    Tu reviens à la charge en te concentrant sur ce que tu vois comme mon talon d’Achille: la légende de cette photo. Je la revendique pleinement mais à quoi bon te l’expliquer? Ce qui t’intéresse, c’est la guerre et le pouvoir. Tu mets donc à jour ton billet plutôt que d’ajouter un commentaire. Tu reprends ainsi tes droits d’éditeur, tu hiérarchises l’histoire à ta façon, en la biaisant sous l’angle qui est le tien : la stigmatisation d’une communauté que tu ne chercheras à comprendre que lorsqu’elle aura disparu de ta vue.

    Alors tu en remets dans la caricature du policier scientifique bardé de « preuves à charge ». Un journaliste présenterait une information équilibrée, mais il n’y a plus de journaliste sur ce blogue. Il n’y a qu’un polémiste monomaniaque et vieillissant, une sorte d’Éric Zemmour québécois pourfendant la rectitude politique des uns et le sectarisme réel ou fantasmé des autres, doublé d’un petit fonctionnaire procédurier rêvant d’acquérir du pouvoir politique pour, enfin, faire le ménage dans le quartier.

    Quant à moi je « m’acoquine » avec M. Weiss. Acoquiner: « En relations suivies avec quelqu’un de peu recommandable, le plus souvent dans le but d’actions répréhensibles. » Peu recommandable, Cheskie Weiss? Répréhensibles, mes actions? Et ce serait moi le diffamateur? Il se peut que j’aie péché, mon père, car vous m’avez montré la voie.

    Autre exemple de propos exécrables : la photo de Mindy Pollack ainsi brocardée plus haut. « Mindy Pollak en cabale pour les cabanes ». Le jeu de mot pourrait être amusant et, en cour, tu arguerais avec ton sourire affable que le mot cabale décrit ici des «manœuvres, intrigues qui visent à provoquer le succès ou l’échec de quelqu’un» ou d’un projet de règlement. Sauf que, dans ce sens, c’est Mindy qui est victime de la cabale et tout le monde comprend fort bien que, du bout des lèvres, tu fais référence à la tradition ésotérique du judaïsme.

    Cet antisémitisme latent, bien qu’inavouable, me ramène à celui, totalement assumé, dont j’ai fait les frais à l’issue du conseil du 6 octobre. Une petite dame bien mise et charmante, jusque là, m’a glissé, en pointant du menton la famille Pollack : « Oh, moi, vous savez, ces races supérieures… ». Abasourdi, je lui ai fait remarquer que son propos était antisémitite, alors elle a ajouté que j’aurais « donc dû » retourner en France et y rester. J’en ai déduit qu’elle était probablement d’ascendance iroquoise ou montagnaise, histoire de l’excuser.

    Voilà le genre de posture que tu encourages, mon cher Pierre. Encore une fois, je préférerais que tu uses de ton indéniable QI pour faire progresser la société québécoise plutôt que pour la faire régresser. Jusqu’à preuve du contraire, j’ai pourtant l’impression que tu es dépourvu d’une autre intelligence, essentielle à l’épanouissement harmonieux des sociétés humaines : celle du cœur.

    1. C’est ça, mon cher Christian, tire sur le messager. Fais-moi mal, Johnny! Stigmatise-moi avec ton antisémitisme à la noix de coco. C’est d’ailleurs à peu près tout ce que mes détracteurs sont capables de faire.
      Le ploutocrate Michael Rosenberg s’y est essayé en me traînant à répétition en cour. Il s’y est cassé les dents et s’est rendu ridicule tellement ses « arguments » étaient grossiers et risibles. Ton analyse psycho pop et ta pseudo-prose sont de la même eau. J’ai mieux à faire que de m’y vautrer.

      Ton verbiage d’excité est hors d’ordre et n’amène rien au débat qui nous occupe.

      Je te rappelle ceci:

      1) Personne ne demande l’interdiction de la fête de souccot.

      2) Si le règlement 1177 n’est pas suffisamment clair, nous sommes d’accord pour que son libellé soit plus précis, de façon à en faciliter l’application.

      3) Les autorités municipales ne peuvent être tenues de prendre en compte les situations particulières de tout un chacun pour établir ses règlements.

      4) L’arrondissement d’Outremont n’a pas à calquer ses règlements sur ceux d’un autre arrondissement. Un jugement de la Cour suprême stipule la légitimité d’ériger des souccot pendant neuf jours, mais rappelle qu’il revient à l’administration municipale d’encadrer cette période de façon sécuritaire.

      5) Le règlement actuel ne régit ni l’emplacement des souccot, ni le matériau utilisé, ni la sécurité de cet abri temporaire.

      Point à la ligne! Period!, comme on dit dans la langue de Shakespeare

      1. I guess my point here is that it might be possible for him to appoint someone who’s an even bigger pinko.I realize it’s hard to wrap one’s head around exactly how (I’m tapping my foot, working on it myself), but it is the Liwrogthker we’re talking about here, let us not forget.

  9. « Le règlement actuel ne régit ni l’emplacement des souccot, ni le matériau utilisé, ni la sécurité de cet abri temporaire. »

    À la bonne heure! Voilà un pas de géant d’accompli. Pour le coup. je vous absous, cher ami potentiel, de toutes vos gentillesses empoisonnées. Qui sait? Avec un peu de bon sens et en soignant de peine et de misère nos vieilles blessures mal guéries, on arrivera peut-être à vivre ensemble de façon civilisée dans ce quartier.

    À mercredi !

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